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jeudi 7 novembre 2013

Pic de Bazès et pic de Navaillo.

Profitant enfin d'une journée de beau temps pendant mes vacances, je décide d'aller découvrir le pic de Bazès. J'ai souvent pu l'apercevoir en sortant avec LE GROUPE dans les alentours.
 Le pic de Bazès au centre et à droite le pic de Navaillo.

Sa forme me plaisait, il fallait que j'aille le voir de plus près ! Départ du col de Couraduque...

Je prends les pistes qu'empruntent les skieurs de fond l'hiver. Aujourd'hui je fais ma sortie en mode rando. Je prends mon temps.

Au détour d'un virage, j'aperçois déjà le pic de Bazès entouré d'une belle écharpe.

Le temps que j'arrive au col de Bazès, le pic s'est entièrement dégagé.

Le sentier part vers la droite pour traverser le pierrier.

Passage sur le pierrier, plus impressionnant de loin que quand on y est dessus.

Après ce pierrier, le sentier monte droit dans la pente. C'est raide !!

Le sommet n'est plus très loin, la pente s'adoucit un peu. Il commence à faire bien chaud !!

 Le sentier s'élève à nouveau fortement et prend la direction de cette petite forêt.

Le sommet est en vue. Pour l'atteindre il faut passer par une sorte de petite cheminée. Il faut mettre les mains par moment mais rien de bien méchant.

Voilà le passage...

Au bout de 1h15 j'atteins le sommet du pic de Bazès (1804m). Le paysage est grandiose !!

D'ici je peux voir la piste que j'ai emprunté jusqu'au col de Bazès. Elle continue jusqu'au col du Soulor.

Vers le soum de la Pene et la vallée du Bergons.

Le col de l'Aubisque tout au fond...

Au sommet il y a un petit abri pour se protéger du vent, c'est bien agréable, qu'est ce qu'il fait bon ! Vous remarquerez le petit panneau à coté de moi. C'est les propriétaires du gite d'Haugarou que je verrai plus tard, qui l'ont mis avec tous les tarifs des boissons et repas. Sont pas fous eux !! :-)

Depuis ce sommet il y a un passage pour rejoindre le pic de Navaillo mais je ne le trouve pas, et c'est très raide et humide de tous les cotés. Je renonce et redescends par le même chemin.

Le col de Bazès plus bas.

Arrivé au col, je sors ma carte et vois qu'il y a un sentier qui permet de faire le tour du pic de Bazès. Allez, je le tente !!

Ce qui me donnera l'occasion de voir ce petit abri tout en pierres !

Le sentier est bien visible, ça va ! Sur ma droite le pic de Bazès que je contourne.

Je commence à voir les roches grises du pic de Navaillo devant moi.

Et le pic de Bazès derrière...

Je suis maintenant sur la croupe herbeuse qui se trouve entre les deux pics.

J'arrive très vite au pied du sommet. Il  faut crapahuter sur un sentier rocailleux.

Je suis sur la ligne de crêtes qu'il faut suivre jusqu'au sommet de Navaillo. Là encore, pas de danger, ça passe bien. Dans le bois derrière je vais voir deux beaux izards, magnifique !!

En me retournant je peux voir la croupe herbeuse sur laquelle j'étais ainsi que le pic de Bazès à l'autre bout.

Le pic de Navaillo (1668m). Je vais m'installer ici pour casser la croute. Je commence à avoir faim !! :-)

Tout en bas le col de Spandelles.

Tout en finissant d'engloutir mon dernier sandwich, je remarque des cairns qui descendent de l'autre coté du pic. Il semblerait que ce sentier part dans la direction du gite de Haugarou. Je vais tenter le coup.
Tiens ?? Une idée à la con, ça faisait longtemps !! Je vais m'en rendre compte plus tard.

Ca descend raide !

C'est beau !! Oui c'est beau mais le problème c'est que si je suis les cairns, je pars à l'opposé du gite Haugarou.

Alors, toujours pour suivre mon idée à la con, je décide de descendre tout droit à travers la forêt. Le problème c'est que ça glisse pas mal et je n'ai plus de visibilité sur les autres versants à cause des feuillages. Je décide alors de parcourir la forêt en travers en allant dans la bonne direction. Mais beaucoup d'arbres tombés à terre plus quelques barres rocheuses vont m'obliger à remonter. Super !!

Alors je remonte tout droit à travers les rochers, j'escalade même un petit peu. Un peu plus haut dans le bois, j'entends de grands bruits dans les feuillages. Wahouuuuuu!!!! Une horde de sangliers avec les marcassins et tout y quanti !! Ils ont eu aussi peur que moi, ils ont disparus illico. Ouffff !

Après avoir perdu plus d'une heure, je retrouve enfin le sommet du pic de Navaillo.

Faut que je me dépêche car maintenant c'est le brouillard qui se pointe vitesse grand V !!

Trop tard !! Je sais qu'il y a un sentier qui part vers la gauche qui mène au gite. Je vais longer la croupe herbeuse en espérant le trouver sinon je risque de passer la nuit ici avec mes amis les sangliers !!

Je l'ai trouvé !! Y'a plus qu'à descendre !

Je suis sorti du brouillard et me voilà maintenant dans le vallon de Romenta.

En bas de ce vallon, le gite d'Haugarou, je ne m'y arrêterai pas. J'en ai plein les pattes, je veux aller directement à la voiture.

Je vais marcher un petit moment sur cette piste mais à force c'est lassant !

Je vais donc couper par une autre piste, herbeuse celle ci en espérant que je ne fais pas une erreur encore !!

Finalement ça va ! Je retrouve le col de la Serre. Je suis bientôt arrivé.

Le col de Couraduque ! Je retrouve ma voiture après une balade de 6h, tout compris. J'ai repéré quelques coins sympas à  faire, seul ou avec LE GROUPE. En tout cas je conseille le pic de Bazès. Il n'est pas très dur, on y arrive vite fait et la vue depuis le sommet est magnifique s'il n'y a pas de brouillard bien sur!! ;-)

dimanche 3 novembre 2013

Mon trail Larzac-Dourbies 2013.

Vendredi 1er Novembre, j'arrive à Millau en famille. Première chose que l'on voit quand on arrive, c'est son fameux viaduc. 8 jours plus tôt Millau était envahie par une horde de trailers pour le festival de Templiers.



Aujourd'hui c'est plus calme. Je viens faire le trail de Larzac-Doubies dans les cadre du festival des Hospitaliers. Ca sera le 30km pour moi, le 75km étant complet. Chaque course est limitée à 500 participants, c'est suffisant et surtout ça évite les bouchons sur les sentiers étroits.

Samedi matin j'arrive à Nant lieu du départ de la course. Un vieux village pleins de charmes avec une population aux petits soins pour les coureurs. Le départ est à 14h, je n'aime pas trop cet horaire pour une course. J'ai bien déjeuné à l'hotel, pendant que ma famille mange au resto à midi, je me contente juste d'un coca.

Je suis maintenant en tenue, prêt pour la course. Derrière tout en haut c'est la roc Nantais. C'est par là que la course se termine. J'espère le voir de près.

Quand j'arrive sur la ligne de départ, je tombe sur Mathieu Robbe de Bagnères avec qui je vais discuter un petit peu. Juste avant je vais croiser Michel et Marie-Christine Monteau de Bagnères également. Ca fait plaisir de voir quelques connaissances loin de la maison.

Le départ étant étroit, je me place dans les premiers pour ne pas me faire coincer. J'espère faire le parcours en 4h maximum mais bon, en course tout peut arriver. Je n'ai pas de bonnes sensations. Je me sens faible, j'ai chaud, j'ai froid. Peut être un peu la pression?! :-) On verra bien...

Le départ est donné ! Ca part vite !! Le premier kilomètre se fait sur une petite route goudronnée, le peloton s'étire très vite. Je prends mon rythme, je suis bien placé pour le moment. Ensuite on poursuit par une piste en contre-bas et en parallèle de la route qui mène à Nant. Maintenant ça monte régulièrement.

Finalement je me sens bien. Je cours à bon rythme. Quelques uns me doublent mais il y a beaucoup de monde derrière moi. Je sais que je suis trop bien placé et que je vais perdre quelques places.
On est au sommet de la première bosse. Je m'arrête pour prendre une photo mais ça va vite, je n'ai pas trop le temps. Vous m'excuserez pour certaines photos un peu flou mais fallait faire vite. Je vais d'ailleurs ne pas prendre en photo quelques beaux paysages pour ne pas perdre trop de temps. Mais bon, aujourd'hui je ne fais pas la course en touriste !! :-)

Traversée du lieu dit " Les Liquisses". Pas mal de monde pour nous encourager. Bonne ambiance !! Quelqu'un me cries "70ème" !! Wahou 70ème alors que nous sommes à peu près 500 au départ, je signe de suite pour cette place à l'arrivée ! Mais je ne me fais pas trop d'illusion. Si je finis dans les 100, ça sera déjà pas mal.

On est maintenant sur le plateau du Larzac. C'est presque plat. On court vite et tout le temps. Je me sens bien, c'est sur des terrains comme ça que je me sens le mieux. Je continue au même rythme, je tiendrai ce que je tiendrai.

Passage à l'intérieur d'une bergerie, sympa !

Je suis suivi par un bon groupe, je prend le temps de les photographier et je repars. Hors de questions que tous cela me rattrapent ! ;-)

L'Oulette 13ème km, premier ravitaillement, 1h10 de course. Je bois un verre d'eau, je repars aussitôt.

Après avoir passé une zone rocailleuse, on est maintenant sur une piste en faux plat descendant, ultra roulante. Ca va vite, j'arrive à suivre le rythme de mes compagnons du moment. Michel est lui, loin devant, je ne pense pas le revoir.

Maintenant, la descente en pente douce se poursuit sur un sentier au milieu d'une forêt de chêne.

Traversée de St Sauveur du Larzac. Quelques suiveurs sont là pour nous encourager. Je tape dans quelques mains tendues par des enfants sur le bord de la route. Puis on replonge dans une autre descente en direction de Cantobre. J'avale une sporténine au cas ou mais je me sens toujours très bien.

On est en bas des gorges, à Moulinets. A part une petite partie dans la première montée où j'ai marché un peu tout le reste se fait en courant. Je me régale !!

Ah !! J'aurai mieux fait de ma taire !! Car il va falloir monter en face par un sentier bien raide. On ne va pas jusqu'en haut. En dessous de la barre rocheuse, on va retrouver une piste qui part vers la droite.

Voilà la piste. Je me remet à courir. Je rattrape quelques coureurs qui commencent à faiblir. Moi ça va toujours.

J'aperçois sur la droite Cantobre où se trouve le second et dernier ravitaillement. Mais pour y arriver faudra d'abord descendre tout en bas pour ensuite remonter.

Passage sur un beau sentier creusé dans la roche, c'est magnifique !!

Donc une fois en bas, faut grimper pour rejoindre Cantobre. Grimper, le mot est faible. Une corde est là pour nous aider à escalader ce sentier escarpé. J'entends les encouragements en haut des accompagnateurs.

Voilà Cantobre, on va le traverser par de superbes petites ruelles sous les applaudissements. Quelqu'un me crie "80ème"!! Bon ça va, je suis toujours bien placé.

Le ravito de Cantobre Km 22, 2h30 de course. Je prends le temps de manger, un bout de pain recouvert de Roquefort (humm), je bois un verre de coca. Et je repars. A la sortie du ravito, j'entends allez Jean-pierre !! Qui me connait ici?? C'est Marie-Christine qui a arrêtée sa course et qui suit avec d'autres Bagnérais son mari Michel plus d'autres coureurs. Elle me dit que Michel est juste devant. Je suis étonné sur le moment.Voilà un nouvel objectif; essayer de rattraper Michel pour qu'on finisse ensemble.

On attaque la dernière montée en sous bois sur un sentier aux roches glissantes. Je marche dans la montée et dès que je peux, je relance en courant. Je suis toujours bien, quel pied !! Je double quelques coureurs plus fatigués que moi. Personne ne me double, j'ai la pêche ! :-)

Au détour d'un virage, j'aperçois Michel avec son maillot blanc du stade Bagnérais.

Je vais revenir sur lui juste après ce passage étroit en bord de falaise. C'est pas le moment de doubler, là !! :-)

Je reviens sur Michel, je le double, lui dit de s'accrocher mais il a un coup de mou. Je lui propose une sporténine qu'il prend avec plaisir. Je continue à mon rythme, il me suis de loin. J'aperçois devant moi d'autres coureurs. allez faut que je gagne des places encore !!

On est sur le plateau qui nous mène au roc Nantais. Je gagne encore deux places. J'alterne marche et course, ça va toujours.

3h20 de course. Depuis le roc Nantais, je vois Nant en bas. Je vais descendre le plus vite possible, plus pour gagner des places car je ne vois plus personne devant mais pour faire moins de 3h45 si possible.

Le début de la descente est raide, il y a même une corde pour se tenir. Entre les pierres et les racines, ça glisse. Mais je passe sans encombre.

Ensuite c'est un sentier roulant qui mène à Nant. Je double un coureur qui semble cuit, je l'encourage, il me dit qu'il en a pleins les pattes. Je passe la dernière petite cote dans Nant en courant. Il y a du monde dans le village. Je finis le plus vite possible.

Je rentre dans l'aire d'arrivée, j'ai des débuts de crampes à chaque mollet. Je serre les dents, ça serait bête que je me mette à marcher à quelques mètres de la ligne !

Je franchis la ligne en 3h33'. Je termine 72ème sur 500 au départ et 450  finishers. Très content de ma course. Un super parcours comme j'aime. Mais bon, ça va tellement vite que c'est dur de prendre des photos. J'ai fait ce que j'ai pu. Je reviendrai à Nant pour faire le 75km, ça c'est sur ! :-)

J'ai revêtu mon maillot de finisher et c'est avec plaisir que je vais dégusté cette bière offerte par l'organisation. Organisation et balisage au top. Bénévoles très sympas. Je recommande cette course !! Merci à ma famille de m'avoir soutenue et aux amis qui m'ont encourager avant et pendant. :-) Maintenant repos !!!
 Quoique..... ;-)